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Le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) organise une conférence publique sur le thème « le droit d’accès à la justice : état des lieux et mécanismes de rapprochement entre la justice et le justiciable. » le Mercredi 11 octobre à 15h dans la salle de conférence de l’OCADES Manga.

Extrémisme violent au Burkina :Le CGD et le CDD conjuguent les efforts dans la recherche de solutions de lutte

Prévention du terrorisme et lutte contre l’extrémisme violent

Le Burkina connaît, ces deux dernières années, de nombreuses attaques ‘’terroristes’’ dans une sous-région ouest africaine plongée dans le phénomène d’insécurité. C’est fort de cette réalité que le Centre pour la démocratie et le développement (CDD), de concert avec son partenaire, le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) et le soutien technique de OSIWA, a initié ce dialogue politique autour du sujet. Ce cadre de réflexions qui s’est tenu les 17 et 18 octobre 2017 à Ouagadougou a regroupé leaders coutumiers et religieux, Forces de défense et de sécurité, organisations de la société civile, médias, etc., venus de plusieurs localités du pays.

« Prévention du terrorisme et lutte contre l’extrémisme violent ». C’est autour de ce thème que le CGD, Burkina, en collaboration avec le CDD, Nigeria, avec le soutien de l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA), a organisé ce dialogue politique. Une réflexion ‘’imposée’’ par le contexte sous-régional et national marqué par les multiples attaques terroristes.

Pour le conseiller technique du ministre d’Etat, ministre de la Sécurité intérieure, Maïmouna Ouattara, l’importance de ce dialogue va de soi, au regard non seulement du contexte, mais également de la provenance des participants. Selon le conseiller technique, le ministère de la sécurité est preneur de toutes les solutions allant dans le cadre de la lutte contre ce phénomène. « Tout ce qui relève de la société civile intéresse le gouvernement », a-t-elle soutenu dans son allocution d’ouverture des travaux.

Selon Assegna Anselme Somda, chargé de programme du CGD, les travaux vont permettre de proposer des recommandations fortes à même d’être prises en compte par les autorités comme contribution des organisations de la société civile, le CGD et le CDD, dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il a également confié que son institution, le CGD, est en train d’assurer, une fois de plus, le lead au Burkina en matière de réflexions sur le terrorisme et l’extrémisme violent, rappelant au passage que depuis 2010, l’organisation a commencé à produire de la réflexion, au regard de ce qui se passe au nord du Mali.

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Ce que des participants ont confié à l’issue des travaux : Philipe Ilboudo, directeur Atelier-Théâtre La Lumière :« Si nos enfants doivent être éduqués par la rue, c’est un chaos »

C’est un thème assez crucial. Vous constaterez qu’aujourd’hui, il n’y a pas ce pays qui ne parle pas de ce phénomène et qui ne condamne pas les agissements de ces individus qui se cachent derrière la religion pour accomplir leurs salles besognes. Ces individus qui ont décidé de faire dans la désinformation des populations, surtout de la jeunesse en surfant sur le chômage. L’objectif étant de déstabiliser les pays cibles. Mais, avec ce que nous avons entendu ces deux jours de travaux, on est heureux de savoir que les gens ne baissent pas aussi les bras face au phénomène. Il faut donc mettre l’accent sur la sensibilisation et l’éducation à la base ; parce que les populations n’ont pas les vraies informations sur les motifs réels d’agissements de ces individus, au niveau des cellules familiales, l’éducation n’est plus de rigueur. Si nos enfants doivent être éduqués par la rue, c’est un chaos. Il faut que nous, parents, prenions notre responsabilité pour montrer à nos enfants, le chemin à suivre dans la vie. Nombreux parents ont abandonné l’éducation de leurs enfants aux seuls maîtres de l’école. C’est un abandon de responsabilité et il faut vite se ressaisir.

Abbé Sylvain Yaméogo, vicaire à la Paroisse Notre Dame des Apôtres de la Patte d’oie, représentant le Cardinal Philippe Ouédraogo : « Au loin, j’ai vu un animal et quand je me suis approché, c’était mon frère »

Il faut d’emblée dire que c’est un sujet complexe, les différents conférenciers, chacun a essayé de développer ce qu’il pouvait, dans le sens de son domaine. Mais la réalité est-là, qu’il y a un phénomène difficilement contrôlable et tout le monde doit se mettre à pied-d’œuvre pour trouver des solutions adéquates, on ne peut pas l’adosser à l’une ou l’autre religion. Il faut donc une synergie d’action pour booter ce phénomène, qui révèle un certain mal-être général ; est-ce le rejet d’une civilisation, d’une culture, un problème de pauvreté… ? Tout cela éveille un peu les consciences et c’était bien d’avoir tous ces acteurs pour pouvoir débattre de la question. Le message aux Burkinabè, c’est toujours celui de la cohabitation pacifique. Au niveau des églises, nous avons le dialogue inter-religieux, qui est bien avancé entre les chrétiens et les musulmans, il y a des rencontres régulières pour essayer de voir comment nous pouvons nous connaître davantage pour mieux vivre ensemble. C’est le message général donné à toute la population ; il faut savoir s’accepter dans toute sa différence et voir la différence de l’autre comme une richesse pour nous et non rester braqué sur des préjugés. J’aime l’exemple sur cette image qui dit « au loin, j’ai vu un animal et quand je me suisapproché, c’était mon frère ». Nous jugeons l’autre quand il est loin de nous, mais quand nous essayons de nous approcher, de prendre contact avec lui, nous ne nous opposons plus à lui, il devient un frère pour nous et ensemble, nous bâtissons notre famille humaine, notre pays.

Adama Ouédraogo, membre de la communauté musulmane du BurkinaFaso : « Aux chrétiens, musulmans, protestants, il ne faut pas se battre après avoir été battus par la pluie »

L’idée même de ce dialogue est très pertinent, surtout discuter sur des points sensibles, certains termes couramment employés. Seulement, j’aurais suggéré, au regard de l’importance du cadre (il est dit dialogue politique), qu’il soit élargi aux acteurs politiques. Qu’à cela ne tienne, grâce aux communications, on a pu discuter sur des aspects importants, donner nos points de vue et je pense que ça peut aider à d’autres niveaux de la sphère décisionnelle. L’ensemble des Burkinabè doivent poursuivre dans le dialogue inter-religieux qui existe, continuer à s’écouter, ne pas se fier aux préjugés. Regardons autour de nous et développons le vivre-ensemble dans nos milieux, avec nos voisins, etc. Aux chrétiens, musulmans, protestants, je dirais qu’il ne faut pas se battre après avoir été battus par la pluie. Nous sommes tous victimes d’une situation. En plus, dans un pays pauvre, si on doit se battre encore entre nous, ça ne va pas. On a un ennemi commun, le terrorisme.

Boubakary Sadou Dicko, représentant du chef de Canton de Djibo : « A l’ensemble des Burkinabè, je demanderais d’avoir un regard positif sur les autres, éviter la stigmatisation, changer le langage »

C’est très important, ce genre de rencontres, surtout pour nous qui sommes très concernés par la situation. Je retiensd’abord l’engagement et la contribution de tous les participants, la volonté de connaître le problème ; parce qu’en fait, c’est un problème qui est méconnu, il y a beaucoup d’amalgames (il y a tous les éléments qui contribuent à perturber la quiétude dans cette partie du Burkina).Ce type de rencontres permettent d’éclairer un tant soit peu les gens sur ces questions. Au terme des deux jours de réflexion, des chemins ont été balisés. Il faut les approfondir maintenant, en ce sens que ce sont des questions très diverses. La question militaire certes, mais elle doit être l’élément qui accompagne, nous pensons qu’il faut s’attarder plus sur les questions de développement, de rapprochement de l’administration de l’administré, c’est très important.En réalité, nous avons manqué le rendez-vous de la création d’un Etat-nation dans les années de l’indépendance, si fait que ça créé un développement déséquilibré de nos régions. Ça pose problème, parce que les populations sont regardantes et cela constitue une porte d’entrée pour les bandits vers des jeunes qui n’ont rien à faire, qui se tournent les pouces (on essaye de leur cultiver un sentiment de victime, de révolte, etc.). Lorsqu’on regarde la province du Soum, l’impact économique de cette situation est très importante ; le marché de bétail de Djibo (qui est l’un des plus importants de la sous-région) est à la catastrophe (les Ghanéens, Nigérians…qui y venaient ne viennent plus). Ça, c’est un problème, les gens sont en train de crever, c’est la psychose. L’Etat doit donc jouer son rôle, la presse et la société civile également. Je voudrais dire à la population de cette partie du pays,qu’il est inutile de se résigner, il faut se battre autrement. A l’ensemble des Burkinabè, je demanderais d’avoir un regard positif sur les autres, éviter la stigmatisation, changer le langage. Les Burkinabè doivent se donner la main, se battre pour créer un Etat-nation.

Conférence publique: « Le droit d’accès à la justice : état des lieux et mécanismes de rapprochement entre la justice et le justiciable. »

Le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) organise une conférence publique sur le thème « le droit d’accès à la justice : état des lieux et mécanismes de rapprochement entre la justice et le justiciable. » le Mercredi 11 octobre à 15h dans la salle de conférence de l’OCADES Manga.

Dialogue Démocratique sur les résultats du sondage d’opinion « Présimetre » du 1er Semestre 2017, le vendredi 9 juin au CBC à partir de 15H

La Convention des Organisations de la société civile pour l’observation Domestique des Elections (COGEL) et le Centre pour la Gouvernance Démocratique Burkina Faso (CGD), tiennent le 1er Dialogue Démocratique de l’année 2017, dans le cadre du programme « Présimetre », le vendredi 9 juin au CBC à partir de 15H à Ouagadougou au Burkina Faso.  

Conférence Publique, ce jeudi 26 janvier 2017 au Centre d’accueil Notre Dame de Lorette

Le CGD en partenariat avec le Fonds Canadien d’Initiatives Locales (FCIL), organise une conférence publique, ce jeudi 26 janvier 2017. Thème: « La Participation citoyenne à la politique de sécurité: Enjeux & Défis », Date & Lieu: Jeudi 26 janvier 2017 au Centre d’accueil Notre Dame de Lorette à Ouagadougou

Célébration des 15 ans du CGD, le 15 septembre 2016

Sous le Haut Patronage de son excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Et le Parrainage de Madame la Coordonatrice Résidente du Système des Nations unies et Représentante Résidente du PNUD au Burkina Faso Le centre pour la gouvernance Démocratique (CGD) célèbre la journée internationale de la démocratie et son 15e  anniversaire . Date : […]

Atelier

Atelier de validation de l’étude du processus électoral vendredi 08 juillet 2016 à 15heures dans l’ancien local du CGD

FORUM DE CITOYENNES ET CITOYENS DE L’ALTERNANCE (FOCAL)

Du 27 au 29 29 juin 2016 au CBC à partir de 15h30 panel de haut niveau  sur le thème « Quelle réconciliation nationale pour une cohésion sociale durable ? »

« De l’insurrection aux élections municipales du 22 Mai : bilan et defis pour l’avenir »

Le CGD en collaboration avec le balai citoyen organise un panel sur le thème « De l’insurrection aux élections municipales du 22 Mai : bilan et defis pour l’avenir »  ce 11 juin 2016 au CBC à 15 h 30

Du 09 au 11 juin 2016: Atelier de formation Bridge

Thèmes: le cadre juridique des élections et le rôle des OSC en période post électorale. Date: du 9; 10; 11 juin 2016 Lieu: anciens locaux de CGD sis ouaga 2000.

Lundi 18 Avril 2016

« Dialogue Démocratique sur l’évaluation des 100 jours du président Rock Marc Christian KABORE à 17h au CBC »

Vendredi 08 Avril 2016

Atelier de présentation des résultats de l’enquête IBP 2015, à 16h30 à l’hôtel Palm Beach

Jeudi 29 octobre 2015

Deuxième Atelier de dissémination des données Afrobaromètre sur la qualité de la démocratie et de la gouvernance au Burkina Faso à partir de 17h00 à l’Hôtel Palm Beach, Av. Kwame N’Krumah.

Afrobaromètre

Atelier de dissémination des données Afrobaromètre sur la qualité de la démocratie et de la gouvernance au Burkina Faso le lundi 12 octobre 2015 à partir de 16h00 à l’Hôtel Palm Beach, Av. Kwame N’Krumah

Dialogue démocratique

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) organise le samedi 18 juillet à 09h à l’Hotel Palm Beach un dialogue démocratique sur la décision de la cour de la CEDEAO relative au code électoral. L’entrée est libre! Venez nombreux.